Les instituts qui pratiquent ou veulent pratiquer la photo-épilation viennent de gagner un répit précieux. Un arrêté du 11 août 2026, publié au Journal officiel du 12 août, repousse d’un an la date limite pour valider la formation obligatoire à l’épilation au laser et à la lumière pulsée. Les professionnelles ont désormais jusqu’au 1er septembre 2027 pour obtenir leur attestation, au lieu de la fin août 2026 initialement prévue.
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Un délai repoussé au 1er septembre 2027 #
Le calendrier initial découlait de l’arrêté du 19 février 2025, qui avait fixé le cadre de la formation obligatoire et laissé dix-huit mois aux praticiennes pour se mettre en règle. L’échéance tombait donc à la fin du mois d’août 2026 — un délai jugé intenable sur le terrain, faute de sessions de formation en nombre suffisant.
Le nouvel arrêté du 11 août 2026 acte le report : la formation devra être validée au plus tard le 1er septembre 2027. La validité de cette attestation reste fixée à cinq ans. Concrètement, une esthéticienne déjà en activité sur le laser ou la lumière pulsée peut poursuivre ses prestations, à condition de boucler sa formation avant la rentrée 2027.
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Des formations plus simples à organiser #
Le texte ne se contente pas de décaler la date butoir. Il assouplit aussi les conditions imposées aux organismes de formation, comme le détaille L’Officiel des métiers. Deux verrous sautent.
Fin du médecin obligatoire en permanence
Jusqu’ici, chaque organisme devait compter en permanence un médecin ou un chirurgien dans son équipe pédagogique et dans son jury d’évaluation. Cette obligation est supprimée. C’était l’un des principaux goulots d’étranglement : recruter des médecins disponibles pour des sessions de formation en esthétique relevait souvent du casse-tête.
Des formations ouvertes au-delà de la branche esthétique
Autre changement de taille : les formations ne sont plus réservées aux centres rattachés à la branche esthétique. Elles s’ouvrent à l’ensemble des organismes du secteur professionnel des activités de services. L’offre de sessions devrait donc s’étoffer dans les prochains mois, ce qui était précisément le but recherché.
Les infirmiers font leur entrée dans le dispositif #
L’arrêté renforce aussi la place des infirmiers, comme l’a relevé la veille juridique Lexis. Un infirmier justifiant d’au moins cinq ans d’expérience et ayant lui-même suivi la formation peut désormais être formateur. Sa présence devient même obligatoire dès qu’un candidat infirmier participe à une session. Même logique côté jury : un infirmier doit y siéger dès qu’un candidat infirmier passe l’évaluation, et il peut le présider.
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L’attestation délivrée aux infirmiers devra mentionner leur numéro RPPS, et les organismes de formation transmettront chaque année, avant le 30 juin, les effectifs d’infirmiers formés et certifiés au Conseil national de l’Ordre des infirmiers.
Ce que cela change en cabine #
Rappelons le contexte : depuis le décret du 24 mai 2024, l’épilation au laser et à la lumière pulsée à visée non thérapeutique n’est plus un monopole médical. Les esthéticiennes peuvent proposer ces actes, à condition de suivre la formation dédiée. Le report ne dispense donc de rien : il donne du temps, pas une exemption.
Pour un institut, la feuille de route reste la même. D’abord, vérifier que chaque praticienne concernée est inscrite à une session avant la rentrée 2027 — attendre le dernier moment exposerait au même embouteillage que celui qui vient de forcer ce report. Ensuite, choisir un organisme en s’assurant que son programme respecte bien le cadre réglementaire, car de nouveaux acteurs vont arriver sur ce marché avec l’ouverture au secteur des services. Enfin, conserver précieusement l’attestation : elle devra être renouvelée tous les cinq ans.
Côté clientes, ce cadre renforcé est plutôt une bonne nouvelle. La photo-épilation en institut repose désormais sur une formation encadrée par les textes, avec une évaluation devant jury. De quoi professionnaliser durablement une prestation très demandée, et rassurer sur le sérieux des cabines qui l’affichent à leur carte.
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Une année de plus, des formations plus accessibles et un dispositif qui monte en puissance : ce texte d’août 2026 ressemble moins à un recul qu’à un ajustement de calendrier pour une réforme qui, elle, est bel et bien en marche. Les instituts ont tout intérêt à en profiter dès maintenant plutôt qu’à la veille de l’échéance.




